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Ils arrivent, ils s’imposent et ils changent tout !

Génération reine

Il y a une trentaine d’années, voyait le jour une nouvelle génération foncièrement différente de la précédente. Biberonnée au numérique, alimentée par le wifi et les réseaux sociaux, cette nouvelle tranche de la population a vécu les premières années de son existence dans une relative insouciance. Merci papa, et merci maman de lui avoir offert le fruit ultime de votre labeur: une société de l’opulence où il n’y a plus qu’à se pencher pour ramasser, où les libertés sont acquises, les envies si tôt exprimées si tôt satisfaites.

Génération désenchantée

Début des années 2000, cette génération a grandi. Les plus âgés d’entre elles ont alors la vingtaine et font leurs premiers pas dans le monde du travail. Là, force est de constater que la réalité est loin de la bulle préservée et confortable dans laquelle ils ont grandi: chômage, précarité, incertitude sur l’avenir, inégalités sociales, conflits politiques, réchauffement climatique… face à un système qui n’est pas à la hauteur de toutes les promesses qu’ils leur ont faites, un pessimisme généralisé s’empare d’eux.

Génération battante

Mais notre jeune génération n’a pas dit son dernier mot! Car si le climat d’innovation constante et rapide dans lequel elle a grandi lui a bien appris quelque chose, c’est à s’adapter! Pas de travail? Qu’à cela ne tienne, les Y créeront des postes qui n’existent pas encore et deviendront leurs propres patrons! Un écosystème professionnel dépassé et sclérosé? Les Y forceront les entreprises à revoir leur modèle! Un style de gestion pyramidal étouffant et contre-productif? Des horaires trop lourds? Les Y donneront aux termes de collaboration, mobilité et flexibilité un sens nouveau et introduiront la notion de bonheur au travail!

Génération du changement

Cette génération a bien compris que plus personne n’allait lui donner ce qu’elle voudrait et qu’il faudrait qu’elle se batte elle-même pour l’obtenir. Acteurs de leur devenir, nos jeunes, aujourd’hui trentenaires, ont ainsi repris les rênes de leur vie et sont parvenus à renverser les codes d’un modèle de travail patriarcal en place depuis bien avant leur naissance. Ce bouleversement du monde de l’entreprise s’est traduit par des changements concrets au sein des organisations, que ce soit la manière d’envisager le travail, les lieux de travail, les horaires, la nature des liens hiérarchiques, ou encore le processus de recrutement et les négociations…

Génération révolution!

C’est ainsi qu’on peut dire que depuis une dizaine d’années particulièrement, la génération Y, en entrant sur le marché du travail, en a révolutionné les normes et l’a forcé à revoir l’ensemble de ses composantes, de ses stratégies globales à ses pratiques opérationnelles. Détaillons les principaux changements qu’elle a initiés.

Était-ce vraiment mieux avant?

Les milléniaux ont grandi avec l’image de leurs aînés qui, lorsqu’ils avaient un travail, en acceptaient les règles sans discuter, s’y accrochaient et l’exerçaient bien souvent toute leur vie. Malgré leur investissement, leur fidélité à leur job et le temps qu’ils lui consacraient, cela n’a pas empêché beaucoup d’entre eux d’être congédiés, frappés par une loi du marché assassine. La situation n’allant pas en s’arrangeant, qu’ils angoissent ou pas, les Y ont bien compris que leur avenir professionnel serait incertain, voire précaire, loin du schéma classique « une vie, un métier » auquel les générations précédentes les avaient habitués.  Autant alors, tenter de le rendre le plus plaisant possible, non?

LA RÉVOLUTION Y

  • Finie l’exécution stricte, place au donnant-donnant!

«Agréable», «travail»: deux termes qui jusque-là n’avaient jamais été associés. Nos «digital natives» comme on les appelle, riches de tout ce que les nouvelles technologies, avec lesquelles ils ont grandi, leur ont appris, se sont ainsi créé un environnement professionnel sur mesure. Dorénavant, plus de patron, de chef, de boss! Le Y veut un mentor, un leader, quelqu’un qui l’emporte et qu’il ait envie de suivre! Le Y veut se sentir membre d’une corporation, avoir un management de qualité dans une relation d’égal à égal, une relation donnant-donnant où sa voix est entendue et considérée.

Finies aussi les tâches rébarbatives qu’on accomplit sans en savoir la portée, se contentant de faire valider à notre n+1, qui va à son tour faire valider à son n+1…, seul, isolé dans son bureau, avec pour seule motivation la compétition et les objectifs individuels. Place à la multifonctionnalité et aux espaces ouverts: bureaux partagés, collaboration, travail d’équipe, échanges, synergie, défis collectifs, management participatif sont les nouvelles normes.

  • Finis les horaires de bureau et les bureaux tout court, place à la liberté!

Les Y ne veulent plus être cantonnés à leur bureau, y rester assis de 8h00 à 17h00 du lundi au vendredi et culpabiliser dès qu’ils s’octroient une petite pause. De chez eux, en pigiste, dans des cafés, des espaces de travail partagés, ils réinventent les lieux et les manières de travailler. Et devine quoi? Ça booste leur productivité, leur sens de l’engagement, leur efficacité, leur créativité, leur envie de s’impliquer! En étant plus libres, les Y ont redonné un tout nouveau sens au mot «travail».

  • Finis la montée infernale des échelons, place aux changements!

Autre particularité de nos milléniaux: leur mobilité. Que ce soit à l’échelle de leur entreprise, de leur ville, de leur pays ou du monde dans sa totalité, les Y bougent! Grimper les échelons au sein de la même organisation toute leur vie ne les séduit plus. Les Y ont vu à quel point ce modèle n’est pas gage de bonheur et peut décevoir. Le développement des compétences, la croissance personnelle au travers d’expériences variées, d’emplois multiples, voilà qui leur parle davantage!

  • Finie la motivation financière, place à soi!

Si cette manière bien moins pérenne d’envisager le travail, cette sorte d’insouciance pourrait être synonyme de précarité, il n’en est pourtant rien. Pourquoi? Parce que dans cet esprit de remise en cause de tout ce qui l’a précédé, le Y a également revu ses priorités. Là où ses parents voyaient en l’argent un signe de réussite et une manière de se protéger des aléas de la vie, le Y n’est plus dupe. Son bonheur à lui, hors de question qu’il soit conditionné par le nombre de zéros sur son chèque. Le Y est motivé par plus : l’accomplissement de soi, la reconnaissance, le succès dans ses entreprises, la fierté, le bonheur de contribuer à un projet, la famille, la vie sociale. Les Y ne pensent plus le travail comme servant à s’assurer une petite retraite tranquille à l’abri du besoin, mais comme une activité servant présentement, et pas uniquement pour plus tard, à l’édification de soi. Le travail est envisagé comme une vocation et non plus comme une obligation.

  • Finie l’exécution automatique, place à la portée de la mission!

Les Y sont avant tout en quête de sens, en recherche d’une mission qui ait un impact sur la société, qui nourrisse un but honorable, utile, positif. Sensibilisés aux enjeux environnementaux, le développement durable et l’écologie ont une place importante dans leurs démarches personnelles, et les Y veulent que ce soit aussi le cas dans leur activité professionnelle. Véritables citoyens du monde, les Y ont un regard et un sens des responsabilités nettement plus aigu que leurs parents sur ce qu’il se passe sur la planète et veulent en être des acteurs bienveillants. Les Y ont cette volonté de contribuer à l’édifice de quelque chose qui les dépasse, quelque chose qui restera quand eux ne seront plus. Et pour cela, ils ne sont pas prêts aux mêmes sacrifices que leurs parents. Leur vie personnelle, leur bien-être ne seront pas placés en second plan, mais en une part entière du processus.

  • Fini la drague, place à l’art de se laisser séduire!

Dans ce monde épineux, les Y se sont taillés une place et se sont faits exigeants. Bien plus que ne l’étaient leurs parents. Tant et si bien que c’est aujourd’hui aux entreprises de faire les beaux pour les séduire, de mettre en avant les intérêts à travailler pour elles plutôt que pour d’autres. Elles développent alors ce que l’on appelle leur «marque employeur», pour mettre de l’avant leur environnement de travail, leur culture d’entreprise ou encore leurs engagements sociaux en utilisant plusieurs outils comme leurs pages carrières, leurs réseaux sociaux ou simplement les services de compagnie externe comme neos, par exemple. Aujourd’hui, c’est donc aux entreprises de chercher leurs futurs talents et de se battre pour les attirer (et les garder!). La génération Y s’est rendue désirable, indispensable, notamment par sa grande maîtrise et sa compréhension accrue des enjeux et fonctionnements des nouvelles technologies. Elle est détentrice d’un savoir d’avenir précieux et recherché.

Forte des échecs et réussites qu’elle a pu observer dans les systèmes mis en place par les générations antérieures, la génération Y est en train de se construire un environnement professionnel à son image : libre, adaptable, ambitieux. Délivrés des obligations sociales et morales de temps devenus trop anciens, les Y inventent de toutes nouvelles règles qui mixent avec brio épanouissement personnel et professionnel, semblant nous livrer une belle leçon: la réussite n’est pas forcément synonyme de sacrifice. On a hâte alors de voir jusqu’où cette nouvelle vague va aller. À priori, plutôt loin!

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