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ENTREVUE INVERSÉE – OLIVIER LAMBERT, LA TRANCHÉE

Par kevin CourtIn
Président

Pour décrocher une entrevue il faut “être proactif “et savoir “utiliser Linkedin”, Olivier Lambert expert en marketing et reconnu dans le monde de l’entreprenariat nous dévoile ses secrets pour trouver sa job idéale.

Entrepreneur depuis qu’il a 16 ans, il remporte le titre de meilleur blogue marketing et médias sociaux aux MiB Awards 2014. Après avoir développé ses compétences chez Voyage à Rabais, il lance son entreprise en 2015, afin d’offrir ses services de formation en marketing numérique. Olivier Lambert, le fondateur et Président de La Tranchée, est notre 3ème invité de l’entrevue inversée après Judith Fetzer. Pour revoir l’entrevue, cliquez ici.

Du design graphique, à la conception de site web, en passant par la programmation et la vidéo, il maîtrise toutes les étapes qu’un entrepreneur doit mettre en place au sein de son projet.

Petit rappel du concept de l’entrevue inversée. Nous avons soumis un défi à de talentueux hommes et femmes d’affaires, devenus aujourd’hui des influenceurs ou entrepreneurs à succès: se remettre dans la peau du jeune candidat en recherche d’emploi qu’ils étaient ! Hé oui eux aussi ont passé des entrevues…  😆

OLIVIER LAMBERT LA TRANCHEE ET NEOS

Ci-dessous, le format texte de l’entrevue

Olivier Lambert: “Ça ne passera pas au conseil”, “ce n’est pas dans notre budget”, “attend un peu faut que je regarde avec la présidente”. Tout ça, c’est des techniques de négociation pour intimider le candidat pour qu’il accepte un montant en bas de ce qu’ils seraient prêts à payer.

Kevin Courtin: Olivier bonjour on est venu ici à Trois-Rivières aujourd’hui te rencontrer, dans ta ville, donc je suis vraiment fier de pouvoir t’interviewer aujourd’hui. Merci

Ol:  Ça fait plaisir!

Kc: Toi, Olivier à l’âge de 16 ans tu as déjà ta première expérience entrepreneuriale, à 25 ans on parle de toi comme un chef de file marketing numérique au Canada. Comment on arrive ascension aussi rapide et aussi jeune que ça ?

Ol:  j’ai eu ma 1re expérience entrepreneuriale à 16 ans je vendais sur eBay en fait je me suis fait avoir par un Russe, j’ai perdu 2000 $ c’était la somme minimum,  je n’avais pas les moyens de continuer.

Je me suis remis sur la traque de l’emploi, puis j’ai étudié en communication pour être capable d’aller chercher un emploi chez Voyage à Rabais. Qui est toujours le plus gros site de commerce en ligne au niveau des voyages au Québec. On parle d’un chiffre d’affaires de plus de 100 millions par année, on avait des budgets dans les millions en termes de publicité. J’ai eu la chance de me faire confier ces budgets à investir par un homme qui s’appelle David Grégoire qui était mon mentor qui m’a beaucoup aidé au niveau de mon développement personnel et au niveau du développement de mes compétences autant en tant qu’employé qu’auto entrepreneur. Et cette opportunité m’a été offert à parce que j’ai continué d’offrir mes services en tant que « freelance » travailleur autonome tout au long de mon parcours pendant que j’étais à l’université. Donc le fait que j’étais proactif pendant mes études fait que j’ai prit des mandats, facturé des gens, je me suis familiarisé avec qu’est-ce que ça vaut, qu’est-ce que ça coûte,  qu’est-ce qu’il faut faire. J’ai un diplôme en communication, mais je sais faire du design graphique je sais faire de la conception de site web, de la programmation, je sais faire de la vidéo. Je peux faire à peu près n’importe quoi qu’un entrepreneur a besoin et c’est ça qui a fait en sorte que ma candidature était devenue intéressante pour Voyage à Rabais, car dans les PME c’est rare d’avoir une ressource dédiée pour chacun des rôles. Souvent il faut avoir plusieurs chapeaux et quand tu chaperonnes des projets ou que tu es gestionnaire de projet, tu dois mener des initiatives, c’est important de connaître l’ensemble des différents travails que tu vas devoir être capable de superviser, et ça était un avantage.

Kc: Absolument, donc la il y a olivierlambert.ca donc ton blogue qui se crée, qui a été élu si je ne me trompe pas le meilleur blogue en marketing et médias sociaux au Canada par MIB Awards en 2014.

Ol: Exacte!

Kc: Tu lances La Tranchée, parle-moi un petit peu de temps, ou tu en es aujourd’hui avec tout ça, en tant qu’entrepreneur ?

Ol: Je me suis lancé en fait ça fait environ 2 ans j’étais chez Voyage à Rabais et je suis parti en avril 2015 et puis à la suite de tout ça, j’ai prévendu une formation avec ma liste de courriel que j’avais à cause de mon blogue. J’ai lancé olivierlambert.ca en 2012, j’ai envoyé 400 courriels à ma liste de courriel j’ai fait environ 10000 $ avec ça, ce qui m’a permis de m’acheter un peu d’équipement, de me payer quelque mois, mon loyer, ce dont j’avais besoin pour être capable de faire ma première formation puis une fois qu’elle est sortie, on a eu des ventes tous les mois. Tout fonctionne excessivement bien, j’ai fait ça pendant un an seul et maintenant je suis avec Marie-Pierre qui a une maîtrise en marketing, elle est super compétente, elle est avec moi depuis maintenant 1 an. Ma sœur Mélodie Lambert qui est exceptionnelle en rédaction de contenu, très autodidacte, elle aussi ça fait quasiment un an qu’elle travaille avec moi. On a décidé de lancer La tranchée qui vient consolider toutes mes formations et qui offre un forum de discussion donnant du support aux entrepreneurs, donc on a environ 1000 entrepreneurs et spécialistes en marketing qui ont des questions, on s’envoie des questions là-dessus on se les pose. Et contrairement lorsque admettons il y a une question de posée sur Facebook, les gens vont juste répondre une ligne très courte, juste pour montrer qu’ils sont plus intelligents que tout le monde.

Dans le cas de la Tranchée ce n’est pas ça, les gens vont vraiment prendre le temps de dire « Peux-tu m’envoyer des screenshots ? », « clique-la; clique-la », « Moi j’ai essayé et regarde mes résultats, essaye ça, de cette façon la ». Les résultats pour les entrepreneurs qui participent sont vraiment incroyables, puis c’est une belle grosse famille qu’on est en train de bâtir, d’entrepreneurs au Québec.

PARTIE I. DANS LA PEAU DE L’EMPLOYÉ

Kc: La première partie, je vais te demander de repartir dans la peau d’un candidat que tu étais quand tu cherchais une job. Qu’est-ce que tu faisais toi pour convaincre un recruteur et te différencier des autres candidats ?

Ol: Ma stratégie, pour approcher les employeurs ça a été relativement simple à cause de tous les background de faire des mandats, à détailler le processus de ces mandats sur un blogue ce qui prouve ta compétence ça c’était simple. Pour aller chercher des entrevues ce qu’il faut faire c’est utiliser Linkedin. Ce que tu dois faire c’est contacter les personnes, les gens qui occupent présentement le poste que tu désirais avoir et leur dire « Salut moi c’est Olivier, je suis un étudiant en marketing j’aimerais éventuellement travailler, avoir un emploi similaire au tien ou travailler pour ton employeur. C’est quoi les différentes choses que je devrais faire dans les prochaines années pour être capable de bien positionner pour avoir un emploi comme toi ? » La plupart du temps ils se sentent fiers, ils se disent « oh my god, il me trouve hot, il me trouve sympathique, il me trouve compétent il voudrait être comme moi » et la plupart du temps ce qu’ils vont faire c’est prendre ton nom, ils vont donner ça au département des ressources humaines et la personne elle va dire « oh my god quelqu’un qui veut, quelqu’un qui est motivé qui veut apprendre » alors ils vont te donner une entrevue. Une fois que tu as ton entrevue si tu es charismatique c’est relativement facile de trouver un emploi.

Kc:  Donc c’est un très bon conseil que tu me donnes la merci. Qu’est-ce qui toi qui chaque jour pour performer au travail et puis tu attendais quoi de ton employeur ?

Ol:  Moi j’ai toujours vu chacun de mes emplois comme un projet, Voyage à Rabais en était un, et dans ma tête si je suis capable de me dire : “suite à cet emploi j’ai monté tel projet, j’ai été capable de leur générer 150 millions de plus ou 500 milles de plus c’est que je suis quand même bon avec X Y Z”. Le fait d’être capable d’accomplir certaines choses qui peuvent ensuite te servir de référence pour justifier soit une augmentation de salaire ou un poste plus élevé c’est ce qui me motivait. C’est les premiers projets, les petits projets que je mettais en place et qui me permettent d’avoir de l’avancement.

Kc:  Toi Olivier, qu’est-ce que tu aurais aimé savoir ? Un conseil pour passer ta 1re entrevue

Ol: C’est la négociation de salaire définitivement.

Premièrement, savoir qu’est-ce que tu vaux dans le marché, il y a des sites web comme Glassdoor qui vont te donner les moyennes de salaires pour le poste, dans ta région, dans ton pays et selon les compagnies. Tu peux dire “moi je vois que de manière générale les candidats dans ce domaine sont payer en 35000 et 55000 par année, selon mon expérience, selon mon background, je sens que je me retrouve probablement dans les plus hautes statistiques de ces prix. Et de ne pas te présenter comme un titre, tu ne dois pas arriver pas en disant « moi je suis graphiste », mais tu te présentes avec ta capacité à générer des revenus et à baisser des dépenses et ça tu le démontres avec des projets que tu as menés dans le passé avec tes employeurs.

Tu te présentes avec ta capacité à générer des revenus et à baisser des dépenses

PARTIE II. DANS LA PEAU DE L’EMPLOYEUR

Kc: Olivier comment tu définirais aujourd’hui comme employeur ?

Ol: Définitivement un employeur qui est très relax, parce que Mélodie travailler chez elle, Marie-Pierre travaille de chez elle. Marie-Pierre est partie en vacances avec un camper, elle a passé trois semaines dans l’Ouest canadien. Moi je laisse beaucoup de liberté à mes employés, je veux qu’ils se sentent bien, je veux faire une famille. Mon entreprise c’est une famille, je traite autant les sous-traitants qui vont travailler avec nous, que les gens qui vont se joindre à notre équipe dans le futur. Je veux qu’ils se sentent bien je veux qu’ils se sentent chez eux parce que c’est de cette façon qu’ils vont donner le meilleur d’eux même. Ceci étant dit ça ne veut pas dire qu’il ne faut mettre aucune pression. On est une entreprise, il faut que ça soit compétitif, on a des quotas de production à faire, c’est comme un mix entre « Je te donne tout ce que tu as besoin pour être heureux, mais en même temps donnes moi ton meilleur. »

Kc: Toi, en tant qu’entrepreneur c’est quoi ce qui te motive chaque jour ?

Ol: Quand tu es un entrepreneur et que tu commences à voir tes employés, tes employés sont une très grande source de motivation. Parce que admettons les ventes ne vont pas bien pour La Tranchée pendant un certain temps, ce qui est déjà arrivé dans le passé.  Je me dis « j’ai mes salaires, j’ai des coûts fixes à respecter » et si je ne suis pas capable en tant qu’entrepreneur de faire rentrer de l’argent, c’est la promesse de famille que j’ai faite à mes employés je vais la briser. Et cela, ça me fait peur donc ça me motive, mais quand ça ne va pas bien, la peur de perdre ce que tu as travaillé et définitivement la. Quand tu promets une certaine stabilité économique à d’autres personnes, tu ne peux pas briser ce genre de promesse. Le deuxième point qui me motive énormément, ce sont les commentaires positifs des gens, les témoignages qui se sont inscrits à La Tranchée qui arrive avec des résultats qui nous montrent des projets qu’on a aidé à bâtir et qui nous dise “merci on n’aurait pas été capable de faire ça sans vous”. Ça, c’est excessivement motivant, les gens qui prennent ma formation sur la publicité Facebook par exemple et qui me disent « Hey, j’ai eu mes premiers clients, j’ai eu mes premiers mandats, ça va bien je suis maintenant à mon compte, j’ai pu quitter mon emploi » ce genre de témoignage c’est ce qui nourrit le feu qui permet de se lever le matin puis d’être productif.

Kc: Absolument, c’est quoi le meilleur conseil que tu pourrais donner à un candidat pour optimiser sa recherche d’emploi en tant qu’employeur ?

OL: Il faut être proactif, les vrais jobs intéressants ne sont pas sur des sites d’offres d’emplois. Contacte les gens qui ont des postes clés, contacte les gens qui on les postes que tu aimerais avoir, ne t’assoient pas sur tes lauriers, ne te contente pas d’envoyer un CV. Envoyer un CV c’est plate si tu es capable d’être au cœur des activités de réseautage c’est une bonne façon de faire grossir son réseau, mais définitivement être proactif.

Envoyer un CV c’est plate si tu es capable d’être au cœur des activités de réseautage c’est une bonne façon de faire grossir son réseau, mais définitivement être proactif.

PARTIE III. DANS LA PEAU DE L’HOMME

KC: On va passer à la troisième partie de l’entrevue donc une partie qui un peu plus ludique, Olivier c’est quoi la première chose que tu fais le matin en me levant ?

OL: Je prends mon café, moi je ne suis vraiment pas du monde en me levant. Après mon café tu peux me parler, avant mon café même ma blonde elle trouve ça dur.

Kc:  Est-ce que tu as une phrase, une citation qui résume la philosophie de vie ?

Ol: Une phrase que je dis probablement plusieurs fois par jour « it is what it is, it’s not what it isn’t ». Ça paraît très simple sur la surface et les gens ne comprennent peut-être pas ce que ça veut dire pour moi. mais « it’s what it’s » ça veut dire les choses sont ce qu’elles sont, il faut que tu regardes la vérité de façon froide et objective et ‘It isn’t what it isn’t » c’est pour te rappeler qu’on projette notre idée de ce qu’est la vérité devrait être et que ça, c’est un mirage. Il ne faut pas faire confiance en ce qu’on aimerait que les choses soient et de regarder les choses de façon objective. Lorsqu’on prend un coup dur, si les ventes ne vont pas bien, tes relations ne vont pas bien ou si les choses vont excessivement bien c’est important de toujours rester les pieds sur terre.

Kc: Quelle job tu aurais aimé faire quand tu étais un enfant ?

Ol:  je voulais être garagiste

Kc:  Si tu avais un super-pouvoir, ce serait quoi ?

Ol: J’aimerais être Rick dans l’émission Rick et Morty

Kc: Si tu pouvais faire réapparaître où faire apparaître quelqu’un de mort ou vivant ici maintenant ça serait qui ?

Ol: Ca serait sans hésitation Elon Musk, sans hésitation. Probablement le plus grand entrepreneur de notre temps, grands visionnaires et ça serait assez pour moi.

Kc: Tu te vois où dans 10 ans Olivier ?

Ol:  C’est une très bonne question parce que je n’ai pas de plans sur 10 ans, je pense que c’est très improbable de faire les plans sur 10 ans, que ce n’est pas réaliste. Ceci étant dit, ce que je fais depuis des années c’est que je créé un projet ambitieux par an. Cette année c’est le projet du commerce en ligne, l’année passée c’était mon livre,  avant cela c’était La Tranchée. L’année prochaine ce sera un autre, je vais continuer à lancer un projet ambitieux par an, ca me mènera peut être à un endroit intéressant dans 10 ans. Je vais de continuer à démarrer des entreprises, toujours d’expliquer le processus sur la Tranchée et garder mon corps d’entrepreneurs au Québec. C’est ce qui me tient vraiment à cœur c’est de stimuler la création d’entreprise et la création d’emploi.

Kc: Est-ce que le fait que tu lances un projet chaque année, est-ce que c’est un objectif que tu t’es lancé ou tu y vas comme ça avec le flo ?

Ol: Le flo c’est rester en bobette à regarder Rick et Morty, il faut que je me donne un objectif sinon je reste dans le lit toute la journée donc j’ai besoin de me mettre des objectifs relativement ambitieux pour être capable d’avancer;

Ce qui me tient vraiment à cœur c’est de stimuler la création d’entreprise et la création d’emploi.

Kc: L’entrevue se termine merci beaucoup Olivier, j’aimerais avant de te quitter que tu rappelles un petit peu, le livre « Double ta valeur » ton live que tu as coécrit avec ta sœur l’année dernière.

Ol: Il est décliné en trois parties :
La 1re partie du livre se concentre sur quoi faire pour être capable de générer de la valeur, c’est quoi être productif vraiment, qu’est-ce qui fait en sorte ça a été productive versus que ce n’est pas productif.

La 2e partie: Comment être capable d’accomplir ce que tu as dit que tu voulais faire dans la première partie donc on va parler de la gestion de ton énergie, de ta motivation, la procrastination

La 3e partie: Comment être capable de faire en sorte que l’entreprise pour laquelle je travaille soit « On board » avec le projet que tu veux lancer ou encore être capable de convaincre vos prospects potentiels ou les employeurs potentiels d’embarquer dans ton projet avec toi. Négociation de salaire, influence, vente ce genre de chose… c’est disponible sur doubletavaleur.com , ils vont être en vente en paperback d’ici quelque semaine, on peut tout de suite télécharger les 4 premiers chapitres, complètement, gratuitement et puis une offre pour le e-book qui est plus abordable.

Kc: super, nous de notre côté on se retrouve le mois prochain pour un nouvel invité, suivez-nous sur nos réseaux sociaux donc Neos on est sur Linkedin, Facebook, Twitter, YouTube, Instagram. Je vous dis merci et on se voit le mois prochain.

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