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Entrevue inversée – Judith Fetzer, Cook It

Par Kevin Courtin
Président

« Cuisiner comme un Chef chez soi » pour améliorer la vie des familles québécoises, c’est la superbe mission que Judith Fetzer s’est donnée en fondant la startup montréalaise Cook It.

Étudiante en business, jeune professionnelle chez Gaz Métro, elle est aujourd’hui une des jeunes entrepreneures les plus en vue au Québec. Judith Fetzer, la Fondatrice et Présidente de Cook It est notre deuxième invitée de l’entrevue inversée après Thierry Lindor. Pour revoir l’entrevue cliquez ici

Après avoir imaginé plus d’une trentaine de plans d’affaires, c’est en discutant avec une des ses amies d’un concept similaire à Berlin que la révélation lui vient à l’esprit: livrer des kits prêts à cuisiner pour permettre aux familles québécoises de bien manger tout en passant plus de temps ensemble.

Petit rappel du concept de l’entrevue inversée. Nous avons soumis un défi à de talentueux hommes et femmes d’affaires, devenus aujourd’hui des influenceurs ou entrepreneurs à succès: se remettre dans la peau du jeune candidat en recherche d’emploi qu’ils étaient ! Hé oui eux aussi ont passé des entrevues…  😆 

Si tu veux que quelque chose se passe, parles-en, travaille pour et ça va finir par arriver – Judith Fetzer

Ci-dessous, le format texte de l’entrevue

Judith Fetzer: Je suis une fervente adepte du secret: si tu veux que quelque chose se passe, parles-en, travaille pour et ça va finir par arriver.
Kevin Courtin: Judith bonjour, alors on est présentement au restaurant Mélisse, d’ailleurs tu fais ton lancement pour ton magazine Cook It donc merci pour le temps que tu nous accordes aujourd’hui malgré l’événement, je sais que tu es très occupée. Tu es la fondatrice de Cook It, une belle start-up québécoise qui livre des produits frais pour cuisiner des plats comme un chef chez soi. Raconte-moi l’histoire de Cook It.

JF: En fait l’histoire de Cook It, maintenant ça fait 3 ans c’est notre troisième anniversaire. Auparavant je travaillais chez Gaz Métro j’étais étudiante en business et je me cherchais, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire dans la vie et là je me mets à me dire « parfait,  lance ton entreprise Judith », je me mets à écrire des plans d’affaires, j’en ai écrit presque une trentaine jusqu’au jour où je m’en vais à New York avec une amie et elle me parle d’un concept de kits à cuisiner pignon sur rue à Berlin et c’est l’amour total. Je tombe totalement en amour avec ce concept-là et à partir de ce moment-là je sais que c’est ma vocation. Ma destinée est tracée, de toute façon je n’ai pas d’autre choix.

KC: Donc là vous vous lancez, la start-up se développe mais vous ne vous arrêtez pas là, vous décidez d’aller pitcher dans l’émission l’Oeil du dragon. Et là, gros succès, les 4 dragons te font une offre et plus d’un million de téléspectateurs au Québec te regardent. Parle-m’en!
JF:  Pour nous dans le plan d’affaires, dans la première année c’était d’aller pitcher dans l’Oeil au dragon parce qu’on voulait se faire connaître et moi j’ai appris l’entrepreneuriat grâce à cette émission-là. On va pitcher, et je suis enceinte de 4 mois et demi à peu près, super stressée mais ça se passe super bien et c’est vraiment à partir de la diffusion qu’on a eu une croissance exponentielle: les ventes ont fait X3, X4, donc les ventes ont explosés mais tout de suite après ça a redescendu. T’es en entrepreneuriat, tu le sais, c’est des hauts des bas, et on devient des junkies de hauts et de bas.

KC: Mais tu ne t’arrêtes pas là-dessus, tu fais pleins de concours en entrepreneuriat et tu gagnes pleins de concours dont un des plus prestigieux concours qui est Adopte Inc, t’es sélectionnée parmi les 25 meilleurs entrepreneurs au Québec sur plus de 400 il me semble, et Alain Bouchard devient ton mentor et tu deviens adoptée. Explique-moi cette expérience.
JF:  Tu sais, c’est comme quelqu’un qui veut se lancer en chanson, il tripe sur Céline Dion. Et bien moi, ma Céline Dion à moi c’est Alain Bouchard et dès le premier contact ça se passe super bien. J’ai vraiment de la chance parce que monsieur Bouchard c’est quelqu’un qui est hyper présent. Je pense que j’arrive au bon moment dans sa carrière, car il n’est plus aussi appliqué qu’avant donc il a une soif d’apprendre lui aussi. C’est un beau mentorat qui nous apporte beaucoup les deux. Tu sais, c’est une rencontre qui change une vie, je n’arrête pas de le dire à Nicolas Duvernois et à Anne Marcotte qu’ils ont changé ma vie, et je souhaite propulser cette initiative là encore plus.

partie I. Dans la peau du candidat

KC: On va passer à la première partie de l’entrevue et je vais te demander de te remettre dans la peau d’un candidat. Le candidat que tu étais il y a quelques années. Judith, comment tu faisais pour convaincre un employeur et te démarquer des autres candidats pour aller chercher la job que tu voulais?
JF: C’est dans la recherche. Préparez-vous. C’est vraiment une job de recherche. Si vous voulez vraiment une job, ce n’est pas vrai qu’un CV copié-collé, la même lettre de présentation va faire la job. Ce n’est pas vrai, ça ne va pas marcher. C’est la personnalisation qui est importante!

KC: Selon toi Judith, ça serait quoi les trois principales qualités  qu’il faut avoir pour être un bon employé?
JF: débrouillard, motivé, curieux. Pose des questions, maintenant en tant qu’employeur je le vois, ce n’est pas parce que je ne te parle pas que je ne suis pas intéressée. Des fois c’est parce que je n’ai pas le temps où je focus sur d’autres choses. Parle-moi, demande-moi si tu as une minute. Tu sais, si tu veux parler à quelqu’un tu n’es pas obligé de focuser juste avec ton supérieur immédiat. Va parler avec n’importe qui dans l’entreprise, call n’importe qui pour un café et fait avancer tes affaires c’est important, les gens vont se souvenir de toi.

Si vous voulez vraiment une job qui vous intéresse, ce n’est pas vrai un CV copié/collé et la même lettre de présentation va fonctionner. La personnalisation est importante!

Partie II. Dans la peau de l’employeur

KC: Comment tu te définirais en tant que chef d’entreprise aujourd’hui?
JF:  Je suis une femme qui n’a pas peur des défis, qui voit chaque opportunité. Tu sais le magazine ça a commencé comme ça: on voulait partir un webzine de 10 pages et finalement c’est un magazine qui est distribué dans 2500 points de vente et qui existe pour de vrai. Mon style de gestion est basé sur les objectifs, sur la vision où est-ce qu’on veut aller, et après ça, débrouille-toi. J’essaie d’être un peu moins comme ça parce que ce n’est pas tout le monde…

KC: Parce qu’il y a du monde qui a besoin d’être plus encadré, il y en a qui ont besoin de plus de liberté donc tu t’adaptes un petit peu en fonction de la personnalité de tes employés. Qu’est-ce que tu attends de tes employés, comment tu fais pour motiver tes équipes chaque jour?
JF:  On focus beaucoup sur l’entreprise chez nous. La gang, on s’entend bien, on tripe ensemble. Pour moi c’est important, la famille est représentative chez Cook It.

KC: Surtout chez Cook It! En tant que chef d’entreprise, dis-moi ce qui te motive chaque jour?
JF:  À mon stade, je suis encore bien motivée sur faire plus de chiffre d’affaires. Mon humeur est souvent dépendante de si mon chiffre d’affaires va bien. C’est comme courir après son bonheur tout le temps, mais avant je me disais quand on va faire 5,000$ de ventes par mois, là ça va aller mieux et finalement quand on va faire 25,000$/mois…
KC:  Et là tu es rendue dans les millions!

Partie III. Dans la peau de la femme

KC: Partie un peu plus funky. Moi je veux savoir qui tu es Judith en tant que femme. Alors je vais te poser des questions un petit peu décalées. Dis-moi la première chose que tu fais le matin?
JF:  Je checke mon téléphone. J’enlève mon téléphone en dessous de mon oreiller et je checke les différentes plateformes et après mon chum qui est plus matinal que moi amène le bébé dans le lit, et là on prend un 15-20 minutes de câlins, de caresses.

KC: C’est le rôle de maman qui arrive, avant le rôle de chef d’entreprise.
JF: Oui pour moi le rôle de maman est bien important. Il prend 2h le matin où je suis uniquement une maman le matin.

KC: Est-ce que tu as une citation qui résume ta philosophie de vie?
JF: Ma plus grande philosophie de vie, ça a toujours été depuis que je suis haute comme ça: le but de la vie c’est de vivre avec un but! Tu sais la journée où t’as plus de buts…

KC: C’est quoi la job que tu aurais voulu faire quand tu étais enfant?
JF: Hôtesse de l’air!

KC: Je t’aurais bien vu comme hôtesse de l’air! Si tu avais un super-pouvoir, ça serait quoi?
JF: Ça serait de toujours être à 100 %.  il y a des matins, il y a des journées où je trouve ça plus « tough » que d’autres donc des fois je me pousse tellement à l’extrême et après je pogne comme de la léthargie. Ces périodes-là, je n’aimerais jamais les avoir.

KC: Tu te vois où dans 10 ans?
JF: Tu sais avec Cook It, on a deux choix. Soit on fait un « exit », où je suis encore dans Cook It et il y a encore tellement de grandes choses qui s’en viennent pour nous tu sais dans 10 ans… ça fait 3 ans qu’on est lancé en affaires et j’ai l’impression que ça fait 6 mois. 10 ans c’est vite.

KC: J’ai une dernière question pour toi Judith. Si tu avais quelque chose à refaire, est-ce que tu garderais tout pareil ou il y a vraiment quelque chose que tu aimerais recommencer?
JF: J’aime vraiment ma vie. Il y a pleins d’affaires que je ferais probablement mieux mais tu sais, même nos mauvaises expériences nous apportent toujours où est-ce qu’on est! Mes mauvaises expériences ont joué beaucoup dans la femme que je suis devenue aujourd’hui.

KC: L’entrevue se termine. Merci beaucoup Judith! Je n’ai pas eu vraiment l’opportunité de le faire donc je vais le faire maintenant: je vais montrer ton magazine, c’est le lancement du magazine Cook It donc le site web chefcookit.com et les gens peuvent te suivre aussi sur les réseaux sociaux.
Nous on se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité, je ne vous le dévoilerai pas tout de suite. Vous pouvez également nous suivre sur les réseaux sociaux Neos sur Linkedin, Facebook, Twitter, YouTube, Instagram. Maintenant, je vous dis à bientôt et on se retrouve avec un nouvel invité.

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